"Cédric Marchal a créé Paradis Blanc il y a un an. Au départ, un constat : ceux que l’on a perdus sont parfois enterrés loin, et il n’est pas toujours facile d’aller se recueillir sur leur tombe. « Le cimetière a un côté funéraire et morbide, il renvoie aux images de la mort. Mais lorsque nous évoquons des proches disparus, nous aimons parler des moments positifs. On a tendance à se focaliser sur la fin de vie, mais on peut aussi faire son deuil sans marbre ni couronnes de fleurs», indique Cédric Marchal. Il prend exemple sur les Etats-Unis et la Grande-Bretagne, où les sites de commémoration sont nombreux, présents depuis des années. ".
"Quand Cédric Marchal, 28 ans, a créé ce site, il ne pensait pas que ses membres seraient des parents pour la grande majorité. Il s’attendait à recevoir des témoignages de petits enfants pour leurs grands parents.
Aujourd’hui, il totalise 3200 membres, soit qu’ils ont constitué un mémorial soit contribué à son animation[...]. C’est parce qu’il n’arrivait pas à comprendre comment on pouvait dignement rendre hommage à un défunt sur Facebook, (à côté d’une page sur la téléréalité ou d’une marque de l’agroalimentaire, dit-il) qu’il a donné naissance à ce site dédié. Avec la volonté d’associer le décès à des symboles de vie".
"J’ai créé une page sur le site internet “Paradis Blanc” pour montrer mon père tel qu’il était. Le cœur sur la main, très sociable, aimant les siens… [...] Le mémorial numérique est un lieu de partage, vivant et interactif. On raconte. On fait vivre et donne corps aux souvenirs. [...] Son entourage a été séduit par l’idée. Ses sœurs, son frère et sa maman laissent d’ailleurs régulièrement des messages expliquant combien l’être cher manque à leur vie.[...] « C’est la même chose que les nécrologies et les billets d’anniversaires dans les pages carnet d’un journal. Si certains ne comprennent pas la démarche, ce n’est pas grave. Je sais que mon père aurait apprécié… »".
"Sur la page d'accueil, cela respire la sérénité. Ce site web a pour but de rendre hommage à une personne décédée toujours trop tôt.[...] Ces stelles du web diffèrent d'un hommage au cimetière, la personne qui n'est plus de ce monde est alors illuminé par les petits mots d'amour ou d'amitié, les bougies allumées, le journal de sa vie... Toutes ses rubriques créent plus qu'une page mais véritablement un lien d'affection avec la personne décédée...".
"La plupart des sites qui osent associer deuil et Internet tablent sur un besoin des proches de retrouver celui ou celles qu'ils ont aimé(e). [...] Sur Paradisblanc.com, on peut ainsi déposer ses doléances, échanger des souvenirs et... allumer des bougies virtuelles sur la page du défunt (qui fondent au fil des heures, si si)."