Âge : 94 ans
Née le 21 mai 1906
Décédée le 4 août 2000

Mémorial créé le 18 sept. 2016
par Joseph Anisiewicz

Un hommage
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A mes Grands Parents Edwige et Alexandre

Très chère Grand-Mère, très cher Grand-Père,
J'ai créé ce mémorial à ton nom Grand-Mère mais il sera commun à vous deux, à Grand-Père et à toi.
Vous le savez, je vous aime infiniment.
J'ai tellement de beaux souvenirs avec vous et surtout avec toi, Grand-Mère, qui a "survécu" 21 ans après le décès de Grand-Père, pour t'éteindre à plus de 94 ans.
Souviens- toi, Grand-Mère, que nous avons tous les deux vécu quelque chose de rare et qui nous lie à jamais. Nous avons ensemble ouvert puis fermé une boucle de vie.
En effet, tu es la première personne qui m'a prise dans ses bras juste après ma naissance à laquelle tu as entièrement assisté.
C'est le point de départ de cette boucle : le commencement d'une vie...de ma vie.
Quant à moi, le 3 août 2000, en fin d'après-midi, quand j'ai appris que tu étais hospitalisée dans un état grave, je me suis immédiatement rendu à l'hôpital avec mon épouse Marie-France que tu adorais. Il n'y avait personne auprès de toi. Tu étais seule dans une chambre, consciente mais fort agitée car tu souffrais. Avec mon épouse, nous t'avons veillée pendant plus de 7 heures. Peu à peu, tu t'es calmée. Je t'ai tenu la main pendant ces 7 heures puis tu as rendu ton dernier soupir vers 2 heures 30, le matin du 4 août 2000 et je t'ai fermé les yeux en pleurant.
La boucle venait d'être bouclée. Toi, tu m'avais vu naître et tu m'avais pris la première avec amour dans tes bras et moi je t'ai vu le dernier quitter ce monde en te veillant et en te tenant la main avec amour.
Tu m'adorais. Tu m'appelais toujours "synuś". A chacune de mes visites, tu me couvrais de baisers et tu pleurais à mon arrivée puis à mon départ.
Souviens-toi aussi, Grand-Mère, que j'ai dû, en catastrophe, en août 1981, te recueillir chez moi. J'ai dû annuler mes vacances avec mon épouse et mon fils pour m'occuper de toi et te trouver un logement. Nous avons d'abord rendu visite à chacun de tes enfants mais aucun ne voulait ou ne pouvait te prendre chez lui. Tu étais abandonnée et moralement complètement effondrée. Ensuite, pendant plusieurs jours, nous avons fait ensemble le tour des maisons de retraite, sans succès en raison de tes revenus limités. Puis, par chance, j'ai enfin trouvé une maison de retraite qui pratiquait un tarif correspondant toute juste à tes revenus. Avec mon épouse, nous nous sommes occupés de ton emménagement et aussi de meubler ta chambre car tu n'avais presque plus rien. Tu es restée là pendant 19 ans. A chacune de mes visites, tu me disais que chaque jour tu me bénissais pour ce que j'avais fait pour toi car sans cela tu serais morte depuis longtemps.
Lorsque tu nous as quittés, je n'ai voulu qu'une seule chose qui t'appartenait : ton vieux livre de prières en polonais que tu lisais quotidiennement. Il est toujours près de moi.
Je vous aime et vous embrasse très fort, tous les deux.
Soyez à tout jamais heureux au Paradis.
Mon épouse Marie-France vous embrasse très fort également.