Il n’existe rien de plus dévastateur dans la vie d’un parent que la mort de son enfant. Quel que soit l’âge de votre enfant, quelle que soit la cause de sa mort, cela semble injuste, même irréel. C’est un bouleversement violent du cycle naturel de la vie. En effet, les parents ne devraient jamais voir leur enfant disparaitre avant eux. Aucun être humain n’est supposé mourir durant son enfance. Tous les parents souhaitent voir leurs enfants grandir et devenir des adultes épanouis. C’est l’ordre naturel des choses. Pour une mère, pour un père, perdre un enfant, c’est perdre une part de soi.

Dans le cas de la perte d’un enfant, le deuil est différent. Il est généralement plus long et plus intense.
Traverser le deuil de son enfant est une épreuve inacceptable. Comment continuer à vivre, à avancer, à aimer quand on traverse une expérience si difficile ?
Traverser le deuil d’un enfant
Les spécialistes du deuil identifient des caractéristiques communes chez les parents qui vivent la perte de leur enfant : le sentiment que la souffrance sera présente à jamais, une totale désorientation dans la vie quotidienne et une conviction profonde qu’il est nécessaire de préserver cet état de deuil afin de ne pas oublier l’enfant disparu.
Les manifestations sont très similaires à celles des autres formes de deuil, mais elles sont généralement d’une intensité plus forte. Elles sont physiques, émotionnelles et sociales. Beaucoup de parents ont des difficultés à dormir, à manger, ce qui peut les conduire à l’épuisement. Ils se sentent dépassés, déprimés ; beaucoup se sentent démunis, abandonnés face à ce drame qui les touche. Le choc est tellement grand, et la douleur tellement intense, qu’ils ne savent pas comment réagir. Ce sont des sentiments normaux, qui font partie intégrante du processus de deuil.
Bien qu’il y ait des manifestations communes, les parents en deuil expriment leur chagrin de manière unique. Il n’y a pas de règles générales, pas de calendriers. Nous sommes tous uniques et notre rapport à la mort diffère en conséquence.

Pour une mère et un père, faire son travail de deuil est une longue épreuve. Les étapes qui la composent doivent permettre d’exprimer les sentiments face à la mort de son enfant, pour un jour arriver à apprendre à vivre sans lui, tout en y pensant et en l’intégrant autrement dans la vie de famille.
Même s’il n’y a aucune recette miracle, voici quelques conseils qui pourront peut-être vous aider dans votre travail de deuil :
• Autorisez-vous à être en colère, vulnérable et désorienté. Quoi de plus normal face à une si terrible épreuve ?
• N’hésitez pas à parler de votre enfant disparu, de vos souvenirs, de vos regrets à vos proches. Pour avancer, il est nécessaire d’intégrer son enfant dans sa vie, même s’il n’est plus directement là.
• Exprimer vos sentiments à travers un journal, un blog, ou à travers des activités créatives telles que la musique.
• N’ayez pas honte de vous reposer sur ceux qui vous aiment et vous soutiennent.
• N’écartez pas la possibilité de vous faire aider par des personnes extérieures. Il existe de nombreux thérapeutes, associations, groupes de paroles qui peuvent vous aider dans votre deuil.
• N’oubliez pas que vous étiez une bonne mère, un bon père pour votre enfant, et que vous n’êtes pas responsables de sa disparition. De plus, si vous avez d’autres enfants, vous ne souhaitez certainement pas accroître leur mal-être inévitable.
• Accordez-vous le droit de continuer à vivre et d’éprouver à nouveau du plaisir dans votre vie. L’amour de votre enfant transcende sa mort. Vous n’avez pas à vous punir. Ce n’est pas ce que votre enfant aurait voulu.
Les différences entre la mère et le père
Le deuil de chacun est intimement lié à la relation unique et différente que l’on entretenait avec son enfant. Entre un papa et une maman, on constate habituellement les différences suivantes : la femme a plus de facilité à exprimer sa tristesse, alors que l’homme a plus de facilité à exprimer sa colère. La femme se permet plus d’extérioriser ses émotions, d’aller chercher de l’aide ou de se confier à ses amies. Les hommes ont davantage de difficultés à vivre leurs émotions et à solliciter de l’aide dans leur entourage. Bien sûr, cela peut parfois être moins caricatural.
Aides et ressources
Pour aller plus loin, nous vous recommandons la lecture des articles « Vivre le deuil » du blog, et en particulier les articles suivants :
- Ressources et aides pour traverser un deuil
- 7 idées reçues sur le deuil
- La 1ère étape du deuil : le choc et le déni
- La 2ème étape du deuil : la colère
- La 3ème étape du deuil : le marchandage
- La 4ème étape du deuil : la dépression
- La 5ème étape du deuil : l’acceptation et la reconstruction





je viens de lire avec attention votre écrit , et bien sur un grand pincement au coeur car une amie très chère a vécu ce drame . Il me semble necessaire de ne pas oublier la culpabilité que trainent comme un boulet certains de ces pauvres paretns
« si je n’avais pas travaillé il serait mort dans mes bras pas dans ceux de la nourrice …. »
« Dieu m’a surement puni parce que j’ai …. »
chacun peut avoir en plus de son chagrin un véritable fardeau s’il se reproche quelquechose à tort ou a raison .
merci de parler de ce sujet grave, je vais aller voir un peu plus votre site que je ne connais pas ; je lis qu’on peut creer un mémorial je crois que c’est extremement important comme il est important de donner un prenom a son enfant mort né . ceux qui perdent un petit ou un grand ne savent pas toujours qu’au ciel s’allume une étoile .
amitiés
Merci pour votre message Josette.
En effet, la culpabilité si elle demeure, peut empêcher tout travail de deuil. On a toujours tendance à considérer qu’on a une part de responsabilité dans les drames qui nous arrive. Souvent à tort.
Je viens de trouver votre site alors que vous réagissiez à l’article d’un blogueur sur blog50. Sans doute le site que j’attendais………..
63 ans aujourd’hui ! j’en avais 30 lorsque la mort m’a pris mon fils Guillaume d’à peine 6 mois. ! Je l’ai laissé le matin…..l’ai vu encore le midi…………et le téléphone sonnait à 15 h……….l’accident……….l’inacceptable ! comment vivre après, non je n’ai j’amais vécu après j’ai toujours survécu….. et aujourd’hui j’ai mal comme ce 11 mai 1978, et mon corps a déjà depuis longtemps réagi à ce mal être.
Je voulais vous donner mon témoignage, je vais parcourir votre blog je reviendrai souvent
Il y a plein d’articles plein de lien, et je vais m’y accrocher.
merci à vous
Christiane
Merci pour votre témoignage Christiane et bienvenue sur Paradis Blanc. Si ce blog peut vous apporter un peu de réconfort, c’est que nous avons atteint un peu de notre but.
Si vous avez des suggestions sur des thématiques que souhaiteriez voir aborder, n’hésitez surtout à pas nous le dire.
je suis d’accord avec ce que vous dites mais il faut ajoutter à cela la peurre et la crainte qui ne cessent de nous envahir. j’ai perdu mon fils de 9ans aujourd’hui cela fait 17mois, il n’ya aucun mot juste pour exprimer cette douleur ce manque , ce vide, cette perte, c est affreux, pénible, terrible ignoble!! il est allé rejoindre les anges suite à une fièvre meme si je n y crois pas vraiment!! mais je vous assure que lorsque mon second fils qui a 6ans me dit qu’il a mal à la tete ou qu’il à de la température je m’affole, je panique, j’ai peurre que cette épreuve recommence j’ai du mal à me ressaisir,c’est invivable pour nous la douleur est trop énorme!!!! je n’ai plus qu’un fils j’en avait 2 pour les autres!!! mais pour moi j’ai toujours 2fils!!! merci
Bonjour Natacha et bienvenue sur Paradis Blanc. En effet, ce dont vous témoignez, la peur de revivre la perte d’un autre enfant est un sentiment bien compréhensible. Vous avez déjà été touché par un drame, vous savez déjà que cela n’arrive pas qu’aux autres, et qu’on est finalement bien peu de chose.
Votre peur est bien normale. Après il est difficile, de trouver un juste équilibre entre le soucis de protection de son enfant, et la nécessaire autonomie et indépendance à lui accorder pour qu’il puisse s’épanouir sans trop sentir votre inquiétude.
merci pour votre blog
j’ai perdu mon fils de 19 Quentin le 8 mai 2011 bientôt 9 mois et tout ce qui écrit sur ce blog reflète bien la réalité du deuil
cette douleur indicible , cette souffrance , cette absence qui se prolonge , tout y est vraiment bien décrit et je me reconnais dans chacun des articles…je continue ma route péniblement parce qu’il le faut pour mes autres enfants…c’est tellement difficile.
là je suis dans la période où je réalise que je vais avoir besoin de commencer une psychothérapie parce que je sens bien que je ne vais pas bien , parce que je sens que je suis exécrable au boulot et que je pars en vrille pour un rien.La moindre petite réflexion ou truc qui ne va pas me fait sortir de mes gonds et je deviens méchante avec les collègues alors qu’ils n’y sont pour rien…le pire est que j’ai conscience de mon comportement emporté et que j’ai beaucoup de mal à gérer mes émotions , donc c’est vrai que tout le monde m’a cru forte et courageuse mais en fait j’était une bombe à retardement et si je ne fais rien , je sens bien que je vais exploser…
encore merci pour ce blog , pour le mémorial où j’ai inscrit mon fils…mille fois merci
Une terrible épreuve! En plus de la douleur il y a ce sentiment d’injustice … c’est pas le cours normal de la vie
Bon lundi
Bonsoir,
Je viens de perdre aujourd’hui ce que j’avais de plus cher au monde, mon fils Amelio né le 3 août dernier et donc âgé d’un peu plus de 6 mois…
Sa mère l’a tué ce matin…
Dans les médias, certains commentaires me condamnent déjà sans connaître mon histoire, notre histoire…
Je viens de perdre aujourd’hui ce que j’avais de plus cher au monde, mon fils Amelio, mon ange qui ce soir dort parmi les étoiles…
Que en paz descanse…
Bonjour
je viens de découvrir votre blog et cela le peu que j’ai lue me permet de voir que je suis pas seule dans la souffrance moi qui est perdu ma fille cela fera trois mois le 26 fevrier ,pour moi j’ai l’impression que cela etais hier .Mon enfant n’avais que 32 ans et laisse quatre petits que leur père nous empeche de voir,cela ne me facilite pas mon deuil de maman et grand mére,a ce jour je lutte pour continuer a vivre pour mon mari mon fils et sa petite lola de 14 mois et je garde la foi et l’espoir que ou est mon enfant ma fille cherie ne souffre plus ,elle est libre.Mais sont absence est dure ,ce qui me manque le plus sait de la serrer dans mes bras et entendre sa voie.merci pour ce blog ,je vais continuer a le parcourir et qui sait cela me permettras peut etre d’apaiser mon chagrin.
Bonjour Kate,
Merci pour votre témoignage. Je vous prie de recevoir toutes mes condoléances pour la disparition de votre fille. J’espère que vous pourrez bientôt revoir vos petits enfants.
Chaleureusement,
Cédric
9 mois et demi sans mon fils qui est parti de l’autre côté à 8 ans et demi. Pas un jour ne passe sans qu’il me manque. Un décès brutal ! Une erreur de parcours ! Il a payé l’inconscience, la négligence des adultes ! dur de survivre à son enfant !
J’ai perdu mon fils unique, il y a tout juste six mois.
J’aimerais entrer en contact avec des personnes qui vivent ce drame ; afin de réussir à … survivre .
Merci.
Y; .
Bonjour,
Pour ma part les choses sont différentes, mon fils vient d’avoir 12 ans, il a un cancer et il y a une semaine les médecins nous on dit que c’était sans espoir… il ne lui reste que quelques semaines à vivre.. peut-être moins… cela fait maintenant presque 3 ans qu’il se bat courageusement.. à présent, nous le voyons chaque jour dépérir davantage et notre souffrance est immense.. je suis tellement triste.. Je pense à vous tous, à votre souffrance..
bonjour
votre site m’interpelle car si conscient de ce que je peux ressentir…
Je viens d’inhumer mon fils de 19 ans.
Je ne me sens pas capable de continuer…
Si vide de tout sens, sans lui, toute seule…
Je vient de perdre mon petit garçon de 5 mois Kenzo ..
Il est partis sans aucune alors qu’il m’avais pas de problème , il c’est endormis dans mes bras et c’est réveiller dans les cieux ..
Il était tellement beau et souriant .. Il me manque ..