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La 1ère étape du deuil : le choc et le déni

Le travail de deuil est un cheminement personnel que tout le monde est amené à vivre au moins une fois dans sa vie. Perdre un être cher est une expérience bouleversante, et face à ce terrible évènement, nous sommes tous amené à vivre un cheminement difficile, jalonné d’étapes.

Ces étapes du deuil composent un processus lent et douloureux, que l’on nomme « travail de deuil ». Il s’agit en fait d’un processus de cicatrisation. La mort d’un proche inflige à notre coeur et à notre esprit, une blessure profonde qui devra doucement cicatriser. De la même manière qu’une blessure physique, cette blessure a besoin de soin et d’attention.

Les étapes du deuil permettent à terme d’accepter la disparition. Elles ont une durée et une importance variables d’un individu à l’autre.

Nous allons vous présenter dans une série de 5 articles, les 5 étapes qui composent le travail de deuil. Dans ce premier article, nous allons aborder la première étape du deuil : « Le choc et le déni ».

Etape du deuil : Choc et Déni

Après l’annonce, le choc et la sidération…

Le deuil commence toujours par un état de choc. Plus le décés est inattendu et brutal, plus le choc est intense. À l’annonce du décès, nous subissons un traumatisme psychologique. Il y aura un avant et un après. La vie ne sera plus jamais pareil.
À l’annonce du décés, certaines personnes personnes n’extériorisent aucune émotion particulière, elle semble accepter la nouvelle avec détachement. En réalité, elles ont « enregistré » mécaniquement la terrible nouvelle, mais face à sa brutalité, en ont occulté le sens. Cette non-réaction est généralement suivie par une manifestation plus physique : paleur, souffle coupé…

L’état de choc qui suit l’annonce du décès peut aussi se manifester par une réaction d’éffondrement, une prostration ou encore par une réaction de fuite.

… Puis le déni, face à une nouvelle bouleversante

« Non, ce n’est pas vrai, ce n’est pas possible ! ». Après le choc, vient le déni. L’annonce brutal de la mort de l’être cher nous parait tellement inconcevable que nous préférons nier sa réalité pour nous protéger, pour retarder ce futur sans l’être aimé. Durant cette phase, la personne s’isole de sa famille, de ses amis et met en place une stratégie d’évitement afin de ne pas être confronté à la réalité de la mort. Dans sa vie quotidienne, elle se comporte comme si rien ne s’était passé. Elle ne laisse rien transparaître.

Il est important de noter que cette première étape du deuil est spécifique à chaque personne. Il n’y a pas de réaction « normale » ou « standard ».

Dans les prochains jours, nous publierons le deuxième article (« La colère ») de notre dossier consacré aux 5 étapes du deuil. Rejoignez notre page Facebook afin d’être prévenu dès sa publication.


Cédric Marchal
Créateur de Paradis Blanc
21 commentaire(s)
  1. jai perdu ma mère le 10 octobredernier dun cancer de la gorge elle avais 52 et demis

  2. Jai perdu ma mere le31 mai d un xancer du pancréas depuis je vit l enfer je suit sous anti depresseur

  3. Bonsoir,
    J’ai rejoins le « Paradis Blanc » il y a quelques jours, car après le décès de mon fils, 14 ans, un choix qu’il a fait alors que j’étais pas très loin de lui, je ne savais ou ne pouvais me tourner vers aucun groupe de discussion, sans même allez voir mon médecin, j’ai simplement tenu.
    Et par hasard, en tapan « comment survivre au décès de son enfant » je me suis retrouvée sur votre blog, Monsieur Cédric Marchal, et je je vous remercie. Vous mettez les mots sur ce que je ne peux pas décrire. Et nommer un traumatisme, est déjà l’amoindrir. Je n’ai pas les moyens d’allez voir des thérapeutes. Je suis à la campagne et je compte mes kilomètres. Depuis que je me suis inscrite sur paradis blanc, la lecture de vos écrits me permet de continuer en ayant moins mal. Merci

  4. bonjours j’ai 15 ans est j’ai perdu ma maman le 05/01/2013
    est j’appréhende la suite

  5. j’ai perdu mon fils en 2008 je n’arrive pas à remonter, je m’interdit tou bien être , je culpabilise car cette nuit la j’étais sous ma couette et lui etait en train de mourir

  6. Bonjour !
    je viens de perdre ma fille agée de 14 ans dans un terrible accident de voiture !
    Elle est tombée dans le coma le jour de son accident et j’ai été jour et nuit a ses cotés a l’hospital pendant une semaine ! Elle est Décédée le 05 janvier 2013, je sais qu’elle n’est plus là, mais je l’attend tout les jours, car ces derniers mots ont étaient : au revoir maman ! A demain ! ( elle était partie dormir chez une copine )
    Je n’arrive pas a comprendre se que je ressens !
    pourquoi, je ne pleure pas comme toutes les mamans qui ont perdue un enfant ?

    je suis pourtant une maman très très fusionelle avec mes filles ( une de 20 ans aussi)
    j’ai un déséquilibre en moi, mais je n’arrive pas a faire sortir ma souffrance et ma douleur ! ou très peu et sans prolonger mes larmes ! je stop net !
    cela fait 3 semaines aujourd’hui qu’elle n’ai plus là, elle me manque…..mais voila, je n’arrive pas a comprendre pourquoi je réagit comme si de rien n’été ou très peu, alors que mon entourage, eux sont éffondrés par la peine ??
    Ma fille ainée réagit comme moi ! On continue a faire vivre ma fille/ sa soeur, comme si elle était toujours avec nous….car elle est encore avec nous !
    J’ai peur qu’un beau matin, je me réveille et que je prenne vraiment conscience que mon bébé ne rentrera plus jamais a la maison !
    je précise aussi, que je suis une femme spirituelle et que j’ai vu et je crois a la vie après la mort….!
    Je sens ma fille vivre en moi et me guidée dans mes choix ou actions !

    Cf’est assez difficile a expliqué avec des mots, mais pour moi et sa soeur, elle est toujours la, mais plus son corps !
    Je la vois….sans la voir !
    Es qu’il y a quelque chose en moi qui va au-dela de l’humanité ????

    Tous les témoignages que j’ai pu lire ou entendre, ne ressemble pas a ce que je ressens !

    Je vous remercie de m’avoir lu ! et j’aimerai bien savoir ce que vous en pensez !

  7. je viens de perdre mon seul et unique petit frere de 34 ans ce 3 janvier 2013 le 5 janvier il aurait eu 35 ans et le 19 janvier il se mariait,il est mort d un accident brutal de voiture c est la fin du monde pour moi!!!

  8. Bonjour Luna,

    Votre histoire m’a touchee, je viens tout juste de perdre un de mes parents, je penses tout comme vous, les defunts proches sont toujours present a veiller sur nous et a nous guider… L’ame est eternelle sachez le, votre fille est comme un petit ange protecteur a present, et le sera toujours jusqu’a ce qu’un jour vous l’a rejoignez dans son nouveau monde. Bon courage Luna, a vous et a sa soeur.

  9. je viens de perdre ma maman le 10 fevrier 2013. je n arrete pas de pleurer ,je ne sais pas ce que me reserve la vie, je n arrive pas a croire que ma mere n est plus dans ce monde.

  10. Moi, je suis comme luna.cela fait 19 mois que j’ai perdu mon fils et je reagis comme vous. Je ne pleure presque jamais. J’essaie de vivre normalement. Mais mon fils est toujours présent comme s’ il était encore là. C’est effectivement difficile à expliquer.je suis de tout coeur avec vouset tous ce qui ont perdu un proche.

  11. Bonjour,
    Je suis tombée par hazard sur le site du paradis blanc.. exceptionnel et vraiment les mots sont justes dans les phrasées.
    Je ne suis qu’au début de mon deuil car je viens de perdre mon papa ce dimanche 21 avril des suites d’une leucémie aigue rechute après 2 ans. Nous étions proches malgré les kms qui nous séparaient. Son décès me rend très triste et les plaies seront longues à panser de même que les mots difficiles à trouver pour soigner mes maux que celle de la perte de mon papa qui à 51ans, son humour et sa joie de vivre s’en est allé un soir à l’hôpital de Nice. Les jours qui vons suivre vont être douloureux mais le temps fera son deuil certainement. En attendant l’idée de se dire plus jamais le serrer dans mes bras, lui dire je t’aime. Ca depuis un moment je ne cessais de lui dire et lui de même alors qu’il cachait ses sentiments depuis un moment disait je t’aime, ça ça me fait du bien de l’avoir entendu beaucoup de fois avant son départ. Beaucoup de qualités je retrouve en lui chez moi il m’aidera à avancer j’en suis certaine. Le deuil se fera mais pour le moment se dire que je n’entendrais plus sa voix et tout de lui me manque déja …. je t’aime papa et je suis fière que tu te sois battue jusqu’au bout malgré cette lourde maladie qui t’a arraché à nous. Elle a été plus forte que nous mais plus forte qu’elle nous serons en nous battant de ce que nous serons comme toi tu le voulais ….Si greffe il y avait eu plus tôt à ce jour tu ne serais pas là où tu es….tendres pensées à tout ces malades ….

  12. Soraya,

    ton histoire me rappelle la mienne. Comme le tien mon papa est parti ce maudit dimanche 21 avril, lui aussi se battait courageusement depuis 2 ans, était jeune et plein de joie de vivre et de bonne humeur, jusqu’au bout il n’a jamais baissé les bras et c’est même lui qui nous remontait le moral quand il nous voyait abbatues… J’espère moi aussi hériter de sa force et de son courage pour pouvoir continuer à avancer dans la vie comme il l’aurait voulu et qu’il soit fier de moi là où il est.
    Moi non plus je n’arrive pas à intégrer l’idée que je ne lui parlerai plus, que je n’entendrai plus sa voix, ne verrai plus son sourire, et que je ne serai plus jamais rassurée par sa présence si protectrice…
    Je continue à vivre comme si de rien n’était alors que j’ai passé ces 2 dernières années au fond du gouffre, je ne comprend pas car cela fait presque un mois qu’il est parti…
    Quelqu’un a-t-il déjà vécu ça? Eu un contre-coup plus tard? Pensez-vous que je sois dans le déni?
    Merci de vos témoignages et bon courage à toi Soraya dans cette épreuve…

  13. Je suis arrivé sur ce site un peu par hasard car je cherchais comment faire son deuil suite à un accident de la route ( accident dont j’ai été victime en 1997 mais je pense qu’il a encore des répercussions maintenant). Là, j’arrive sur vos témoignages, je repense aussitôt à l’annonce du décès de ma mère en 2003, le choc à l’hôpital et lorsque le médecin est venu me dire que c’était terminé, je l’ai pris par le bras et lui ai demandé de « retourner voir dans la chambre car il faisait une erreur et n’avait pas bien regardé les instruments », je niais, de toute évidence, je comprends maintenant ce qui s’est passé à ce moment là. Puis , ensuite pendant une certaine période, j’ai tout organisé car mon père était effondré et je continuais à parler à ma mère dans ma tête comme si elle était vivante, c’est difficile à expliquer. La vie n’a plus jamais été la même, et maintenant je regrette les dimanches où j’allais manger avec mes parents, à ce moment là je ne savais pas que je vivais des choses qu’un jour je ne connaîtrais plus jamais, je pense que c’est ça la vie, on apprécie souvent trop tard les bons moments car on pense que nos parents sont éternels mais non! alors pour ceux qui ont encore leur parents, profitez de vos repas avec eux, moi j’étais toujours pressée, avec beaucoup de travail car la vie est comme ça…et je regrette maintenant de ne pas avoir passé encore plus de temps avec eux car depuis j’ai perdu également mon père, ce fut 4 ans après le décès de ma mère, mon père était allé au thé dansant comme 1 fois par mois le mercredi et dans un passage clouté un automobiliste qui téléphonait ne l’a pas vu ce mercredi 22 novembre 2007 à 18H00 alors que mon père rentrait chez lui. Avec le temps, on finit par vivre avec leurs absences et on organise sa vie sans eux, vous verrez; Si vous ne pleurez pas maintenant, cela va arriver et laisser vos larmes couler cela vous aidera. Quand j’étais petite ma mère me disait souvent « gardes tes larmes pour quand je mourrai » voilà c’est fait et elle avait raison!

  14. Bonsoir à tous,

    Moi aussi je suis tombée par hasard sur ce site, en cherchant des témoignages, des articles, des informations sur le deuil d’un parent.
    Vos témoignages sont bouleversants, je me retrouve dans certains d’entre eux.
    J’ai perdu mon papa la semaine dernière, il a subi une très grosse opération de l’aorte qui s’est bien déroulée, mais de graves complications, pneumonie, coma artificiel et finalement pleurésie ont eu raison de lui. Il était terriblement affaibli, et lorsque j’allais le voir j’essayais de lui donner toute la force possible pour qu’il se batte et qu’il revienne à la maison, qu’il fête avec nous mes 32 ans, mais nous l’avons enterré la veille de mon anniversaire.
    Je ne savais pas non plus que j’étais en train de vivre avec lui ses derniers instants, je voudrais revenir en arrière, lui dire combien je l’aime, toucher sa main et profiter de lui, car il est vrai que nous avons cette fausse impression que nos parents sont éternels … mais ils ne le sont pas.
    J’envie tellement mes amis qui ont leurs 2 parents, j’ai l’impression d’être bancale, qu’il manque une des personnes les plus importantes de ma vie pour me protéger et veiller sur moi.
    Mais je vais tout faire pour me battre, qu’il soit fier de moi là où il est.

  15. Bonjour,
    J’ai perdu mon fils unique de 22 ans il y a tout juste un mois et je réagis comme lluna et christine qui on témoigné plus haut. Je ne pleure quasiment pas, je ne veux pas tomber dans le chagrin car j’ai peur de me détruire. Je sais qu’il n’aurait pas voulu cela. Je suis même plus « vivante » qu’avant comme si il me donnait sa force. Je reste en contact avec sa petite amie qui me dit la même chose, elle a envie de vivre encore plus et est pleine d’énergie. Au début je pensais que j’étais sans coeur et pourtant, je l’aimais plus que tout et c’était un p’tit gars génial, il a même réussit sa mort… Pour moi c’est un grand seigneur et je n’entend que des choses belles sur lui de ma famille et des ses amis proches qui sont tous venus me soutenir et lui dire au revoir de tous les coins de la France. La cérémonie était magnifique, il y avait beaucoup d’amour. J’ossile entre la lumière et l’obscurité mais la lumière gagne toujours, c’est magique et je sais que c’est lui qui me donne tout cela. Il n’empêche que au fond de moi je me demande comment je vais faire pour avancer et vivre sans lui. Je vis au jour le jour et essaie de ne pas regarder trop loin. Je ne veux pas que sa mort ne serve à rien alors je vais continuer et je ne cesse de parler de lui et de dire aux autres que la seule chose qui compte sur cette terre, c’est l’amour.

  16. Bonjour Nat, Luna et Christine,

    Je voudrais vous souhaiter bcp de courage dans cette épreuve qui est la plus dure de la vie d’un être humain. Moi j’ai perdu ma mère 1 mois après mes 2 ans et 6 mois après mon arrivée pour mes études en France. Elle est décédée d’un cancer à 49 ans.
    J’a réagi pendant 3 ans comme vous sans douleur apparente. Mais faites attention, c’est la phase de déni. on refuse de croire à cette grosse nouvelle et je peux vous dire que le plus dur reste à venir. Ma phase de dépression a été horrible. Maintenant, je suis diplômé et je recherche du boulot tant bien que mal parce qu’il faut bien survivre.
    Tous les organes étant rattaché, un choc si terrible au cerveau affecte tous les autres.
    Je vous conseillerais de mettre de l’argent de côté pour traverser sereinement cette phase qui est à venir ( perte de mémoire, manque de concentration, manque d’appétit, fort appétit sexuel). bref, la total quoi. Mais sachez que vous n’êtes pas seule et que ca fait de la vie.

    Bisou

  17. Bonsoir à tous,

    Moi aussi je suis tombée par hasard sur paradis-blanc, en cherchant des témoignages, des articles, des informations sur le deuil d’un enfant. Ce site est vraiment touchant et réconfortant dans ce qui est écrit.
    J’ai des amies autour de moi qui ont vécu le même drame, mais c’est trop dur d’en parler avec elle et même tout simplement de raconter ce qui s’est passé. Peur de leur rappeler de mauvais souvenirs, le sentiment de devoir rester forte devant mon entourage et sans doute un peu de culpabilité.
    Il y a 4 semaines, on m’a fait une césarienne en urgence pour souffrance fœtale à 7 mois de grossesse. La nuit du samedi au dimanche a été longue et j’avais peur pour mon bébé car 10 mois auparavant j’avais déjà accouché d’un bébé mort né à 4 mois de grossesse et fait une FC à 2 mois de grossesse. Finalement Ilan est né à 00h23 et j’ai pu le voir vers 4h du matin car le personnel a été génial et m’a emmené le voir en réanimation néonathale avec le lit avant de me descendre à ma chambre. Il avait très bien supporté les transfusions et respirait en partie tout seul, il était tellement beau et serein que j’avais du mal à croire qu’il est pu souffrir. Avec mon conjoint nous étions donc confiant après cet accouchement mouvementé. Le dimanche, il allait très bien et on parlait même de sortie d’ici 2 mois… Lundi après midi, tout bascule! Les pédiatres viennent me voir pour m’expliquer que l’état d’Ilan s’est dégradé: il ne fait pas pipi si bien qu’il n’élimine pas les médicaments et fait de l’œdème, son foie ne fonctionne pas correctement et il a fallu depuis le matin le transfuser de nouveau à plusieurs reprises ce qui laisse présager d’un problème avec sa moelle osseuse… Je suis sous le choc et préviens le papa que les pédiatres engagent désormais le pronostic vital d’Ilan. Mardi, les pédiatres ne savent pas expliquer tout ces dysfonctionnements et ne peuvent pas le traiter correctement d’autant qu’il ne fait toujours pas pipi, ils nous expliquent qu’ils arrivent au bout de leur moyen et qu’il faudrait prévenir les papy et mamies s’ils veulent venir le voir. Nous sommes effondrés… son état ne nous permet pas de le prendre simplement de le voir! Il a attendu que sa sœur, ses papys et mamies viennent le rencontrer et lui souhaiter la bienvenue avant de nous quitter le mardi soir un peu avant 22h30.
    Nous avons pu assister son bain, donner des vêtements pour qu’ils l’habillent car nous étions incapable de le faire. Après nous avons pu rester avec lui une bonne heure. J’étais sous le choc et n’arrivait pas à croire que notre bébé nous avait quitté. Nous n’avons pu profiter de lui qu’à sa mort, nous n’avons pu le prendre qu’après que son cœur se soit arrêté de battre.
    Je n’ai réalisé que ce n’était pas qu’un mauvais rêve en quittant la maternité le jeudi. Puis je me suis sentie seule et anéantie quand on a été le voir avant la fermeture du cercueil car le papa était effondré et je me sens coupable. Finalement je n’ai totalement réalisée sa mort et que c’était bien fini qu’à la dispersion de ces cendres le samedi il y a maintenant 3 semaines. Depuis, j’ai conscience que c’est bien arrivé mais j’arrive pas à avancer… il me manque, je touche mon ventre et pense à lui, je ne peut m’empêcher de regarder inlassablement ses quelques photos comme si j’avais peur de l’oublier ou que cela pouvait le faire revenir. C’est tellement dur!
    Je me bat chaque jour contre mon chagrin mais j’ai peur de craquer… je n’arrive pas à prendre dans les bras ma filleul de 6 mois (âge que devrait avoir notre petit Enzo mort-né s’il avait été à terme), j’ai les larmes aux yeux quand je vois un bébé dans les magasins ou si je passe dans les rayons puériculture. J’ai une boule ventre et lutte contre mes larmes quand je vois mon frère et ma belle sœur qui attendent leur 2e enfant et je sais qu’il va bientôt falloir que j’affronte mes amis dont 5 attendent un heureusement évènement dans les 5 mois à venir. Je ne suis pas sûre d’en être capable mais je n’ai pourtant pas le droit de leur en vouloir et devrait me réjouir pour elle mais c’est dur!
    Je vais continuer à me battre et être forte!

  18. Bonjour,

    J’ai perdu mon mari le mardi 11 février, après presque trois années de souffrance. Sportif accompli, il ne fumait pas, ne buvait pas et s’est retrouvé avec un cancer du poumon qui a fini par le tuer. Saloperie de maladie. J’étais avec lui et mon fils aîné quand il est parti. Nous lui tenions la main. Pendant que mon cadet restait auprès de sa petite soeur , en bas, à la maison. Je dis à tout le monde qu’il est parti apaisé, mais qu’est-ce que j’en sais? Tous ses discours à la con qui disent qu’il ne souffre plus, que dans la mort son visage ne porte plus les stigmates de ses souffrances…Quelle connerie! il n’est plus là et la colère est plus facile à vivre que le désespoir. Nous étions mariés depuis 17 ans, vivions ensemble depuis 21 ans. La moitié de ma vie. Seulement la moitié. Rien ne me réconforte, et pourtant, je tiens toujours debout. je dors, je mange. Je ris parfois aux bêtises de mes enfants. mais il n’est plus là. je voudrais que quelqu’un me le ramène. parfois j’imagine qu’il me téléphone et me dit « viens me chercher s’il te plait ». Je sais que le chemin est long et le deuil , et tout le tralala qui va avec…J’ai perdu ma soeur d’une crise cardiaque l’année dernière…je ne veux pas revivre tout ce chemin.
    Valérie

  19. Bonjour,

    J’avais arrêter d’aller sur internet depuis quelques semaines car je pensais ne plus en avoir besoin.
    Ma sœur chérie, mon ombre, ma moitié celle qui partageait quasiment mes journées, pétillante, drôle, qui aimait la vie et la vivait pleinement malgré ses difficultés nous a quitté le 23/12/2013 veille de noël d’une crise cardiaque…. A rien y comprendre.
    J’ai l’impression d’être si seule même très entourée, je souffre dans mon corps et malgré le traitement qui m’aide pour mes enfants ( 9 et 4 ans et ma nièce de 4 ans également) je suis comme dans un cette série la 4ème dimension…Je me suis réveiller ailleurs et depuis je suis comme robotisée, elle me manque au delà de ce mot car il n’en existe pas pour exprimer cette peine abyssale. Comment vais-je retrouver un minimum de bonheur..il le faut pour mes enfants je ne veux pas qu’ils aient une maman triste pour longtemps…mais comment faire ???? Je l’aimais tellement …je suis si seule…

  20. Bonjour
    j’ai perdu mon fils il avait 7 mois le 21/03/2014 je me sens désorientée et perdu. Je refuse d’y penser et j’ai presque arrêté de pleurer :est ce normal comme réactions merci de me répondre

  21. bonjour nd,

    Ta réaction est normale. C’est difficile d’avancer après la perte de ce bébé que tu as porté pendant de long mois, le temps atténue la blessure mais elle sera toujours en toi. J’ai perdu mon fils également il y a bientôt 3 mois, il n’avait que 3 jours… Pendant quelques temps, je ne pleurais plus non plus comme si j’avais déjà vidé toutes les larmes de mon corps et je refusais de penser qu’il nous avait bien quitté. Aujourd’hui, les larmes sont revenus et je pense à lui tous les jours. Malheureusement je suis toujours aussi perdue, j’ai du mal à avancer et n’arrive pas à me projeter d’autant que ce petit bonhomme était très attendu car 10 mois auparavant j’avais accouché de son frère mort-né.
    Laisse toi du temps et essaie de rencontrer une psychologue. Ca me fait énormément de bien de parler avec elle car Ilan est tabou à la maison, dans mon couple et aussi dans la bouche de nos proches alors en parler avec quelqu’un d’extérieur me permet d’avancer avec ce souvenir plutôt qu’oublier ou refuser ce souvenir. On ne peut pas oublier mais il faut apprendre à vivre avec. Je le sais aujourd’hui car l’année dernière, j’ai toujours refusé de penser à Enzo mort-né et je l’ai mis dans un coin aux oubliettes sauf qu’aujourd’hui la douleur est encore présente et je l’accepte enfin 1 an après.

    Autour de toi, les gens auront parfois des réflexions ou paroles blessantes sans le vouloir. On doit apprendre à encaisser. Je ne te dis pas que c’est facile mais le temps fait en partie son travail et surtout ne tient pas toujours compte de ce qu’on te dit sur ta façon te réagir. Tu vis ce deuil à ta manière et avec le temps qu’il te faudra…. et je te promet que même si c’est dur dans quelques mois, tu souriras un peu et tu penseras à ton fils sans t’écrouler. En tous cas, si tu ressens le besoin de parler, vois une psy ou des associations mais ne reste pas seule avec ta douleur ou ton refus d’y penser. Ou sinon laisse moi un message même si on n’a pas vécu la même chose, je comprend un peu ce que tu ressens et tu es normal.
    Prend soin de toi.

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