
Pour la 4ème année consécutive, une marche est dédiée à toutes les victimes de la route tuées trop souvent dans l’indifférence. Cette marche aura lieu le samedi 12 mai à Paris, rue du Bac à 13h00. Elle est organisée par le Collectif « Justice pour les victimes de la route ».
Quoi de plus symbolique ! … Quoi de plus magnifique pour les familles de victimes de la route que de venir offrir un instant de recueillement à la mémoire de nos enfants, de nos proches décimés par la délinquance routière dans la ville même de Paris, où siègent les décideurs de notre pays en matière de sécurité routière.
Ce moment d’hommages sera aussi pour les familles un moyen d’échanges et une façon de dire « STOP » à la violence routière. 300 ballons blancs partiront dans les cieux rejoindre nos êtres chers.
Tous les renseignements sur cette marche sont sur la page Facebook « RASSEMBLEMENT NATIONAL POUR TOUTES LES VICTIMES DE LA ROUTE » :
Vous pouvez voir la vidéo de présentation de cet événement en cliquant ici.
Pour y aller, vous pouvez utiliser les co-voiturages organisés sur cette page.
Si vous ne pouvez pas y participer, nous vous invitons à déposer un hommage ou une bougie sur le mémorial d’une victime de la route, en voici quelques uns (cette liste n’est pas exhaustive car les proches indiquent rarement la cause du décès) :
- Cheyenne Sibert
- Sylvain Marchal
- Franck Martin
- Emile Borderie
- Gaetan Bourgoin
- Raphael Beuret
- Laurent Beyaert
- Romain Cunche
- Patrick Dupuy
- André Martin
- Kevin Motte
- Florian Pierson
- Eric Phalippon
Lorsqu’un proche traverse un deuil, votre soutien est essentiel pour l’aider à faire face au drame qui le touche. Dès l’annonce de la mort, c’est un long travail sinueux qui commence pour la personne endeuillée ; un travail qui ne s’achèvera peut-être jamais.

Peu importe le temps qui s’écoulera, l’endeuillé ne pourra jamais oublier la personne décédée. Une blessure profonde peut se refermer, mais la cicatrice, elle, restera là à tout jamais.
Il peut être facile de penser qu’avec le temps qui passe, une page doit être tournée et une vie « normale » doit reprendre son cours. Mais face à un évènement si injuste, si douloureux, c’est tout bonnement impossible.
Avec la meilleure volonté possible, il est très difficile d’imaginer la douleur que ressent un proche en deuil. Cette difficulté peut faire naître un sentiment d’incompréhension entre vous et votre proche. Nous avons déjà abordé sur ce blog, les conseils pour aider une personne endeuillée, mais aussi les idées reçues sur le deuil, mais nous n’avions pas encore réellement détaillé les sentiments et manifestations qu’on peut observer chez un proche qui vit la perte d’un être cher.
Comprendre les sentiments de vos proches, vous permettra de mieux les aider.
• Ils peuvent se sentir fatigués, voire épuisés, aussi bien psychologiquement que physiquement.
• Ils peuvent vivre des attaques de panique, dans des situations qui leur étaient auparavant totalement anodines.
• Ils peuvent passer des journées entières à pleurer, sans être en mesure de quitter leur lit.
• Ils peuvent reprendre des activités, telles que le travail, d’une manière « frénétique » et éviter toute discussion relative à la disparition qui les touche.
• Ils peuvent occulter ou oublier des tâches essentielles de la vie quotidienne, comme se laver, se changer, faire les courses, manger…
• Ils peuvent s’isoler totalement et tout faire pour vous éviter, ou au contraire avoir une peur panique de rester seul.
• Ils peuvent avoir une humeur très changeante, être dans l’extrémisme.
• Ils peuvent être exaspéré par les marques de soutien qu’on leur témoigne.
• Ils peuvent se surprendre à oublier durant quelques minutes la disparition qui les touche, puis soudainement se remémorer la dure réalité.
Ceci n’est qu’un infime aperçu de ce que peut ressentir un proche en deuil. Chaque personne réagit différemment. C’est pour cela qu’il ne faut pas tenter de comparer à tout prix, sa propre expérience du deuil avec celle d’un proche.
Accompagner une personne endeuillée, c’est avant tout l’écouter, se montrer disponible et savoir respecter son silence. Même si elles partent d’un bon sentiment, les paroles d’encouragement ou les conseils sont souvent perçus comme inutiles ou même blessants.
Bien que la mort de ses parents soit inévitable, il s’agit d’une épreuve difficile qui peut être lourde de conséquences. Perdre ses parents, c’est avant tout devenir orphelin. Une mère et un père sont à l’origine de ce que nous sommes, de notre identité.

Notre identité bouleversée
Être l’enfant de quelqu’un est un fait fondamental, et ce, dès le début de notre vie. C’est la base de notre identité la plus profonde : notre nom. En perdant nos parents, une partie de cette identité disparait avec eux.
Après la mort de nos parents, pour la toute première fois et pour le reste de notre vie, nous n’avons plus l’impression d’être l’enfant de quelqu’un, parce que nos parents ne sont plus là. Ainsi, une profonde transformation de notre identité intervient, créant une perte de nos repères et une nécessaire remise en question de notre propre place dans notre environnement familial.
Quand un enfant meurt, on perd son futur
Quand un parent meurt, on perd son passé.
Anonyme
Certaines personnes ont l’impression de devenir réellement adultes à la mort de leurs parents. Le fait de ne plus avoir d’ascendants créait une sorte de crise d’identité, qui conduit à prendre conscience que nous sommes désormais totalement responsables de nous-mêmes. Désormais, qui sera là pour nous apporter des conseils, nous dire ce que d’autres n’oseraient pas ?
Un sentiment d’insécurité et d’abandon nous submerge. Les émotions que l’on éprouve lors du deuil de nos parents sont très particulières et très fortes. D’une certaine manière, ce n’est pas l’adulte qui pleure son parent, mais l’enfant qui est en nous, le petit garçon, la petite fille.
Surmonter la mort de ses parents
La relation avec nos parents est unique pour chacun d’entre nous. Après leur disparition, certains ressentent une tristesse intense pendant quelques jours, d’autres pendant des mois ou des années. Ce que l’on ressent dépend de nombreux facteurs : notre personnalité, la relation que l’on entretenait avec nos parents, notre âge, les circonstances de leur mort, mais aussi du soutien de notre entourage. Ainsi, le travail de deuil peut être différent d’une personne à une autre. Il n’y a pas de travail de deuil « normal » après la perte de ses parents. Chaque deuil, court ou long, modéré ou intense, est le résultat de ces multiples facteurs.
Le travail de deuil après la mort de ses parents est un passage obligé qu’on ne peut occulter, au risque de le laisser gangréner notre vie. Plutôt que de le surmonter, il est essentiel de connaître les étapes que vous êtes susceptibles de vivre :
La 1ère étape du deuil : le choc et le déni
La 2ème étape du deuil : la colère
La 3ème étape du deuil : le marchandage
La 4ème étape du deuil : la depression
La 5ème étape du deuil : l’acceptation et la reconstruction
Chaque année, les comportements irresponsables de nombreux automobilistes sont à l’origine de centaines de vies brisées. En témoigne, les trop nombreux mémoriaux créés sur Paradis Blanc, pour des proches victimes de la route.
Avec 3 970 personnes personnes tuées sur les routes en 2011, contre 3 992 en 2010, l’insécurité routière ne diminue que trop lentement.
Afin d’enrayer ce triste constat, la Sécurité Routière a dévoilé une nouvelle campagne de sensibilisation sur les dangers de la route. Intitulée « Tant qu’il y aura des morts, il nous faudra agir pour une route plus sûre », cette campagne met l’accent sur la responsabilité de chacun d’entre nous et de nos négligences, dans la survenue d’accidents qui peuvent briser des vies.
En parallèle de cette campagne vidéo, la Sécurité Routière a lancé un nouveau site sur les « Dangers de la route ». Trés bien fait, il donne de nombreuses bonnes raisons pour rouler moins vite, pour ne pas téléphoner au volant ou encore pour ne pas laisser un ami prendre la route après avoir bu.
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Afin de vous permettre d’afficher votre soutien aux victimes de la route et à leurs familles, mais aussi de promouvoir les actions en faveur de la sécurité routière, nous avons ajouté 2 associations, parmi celles que vous pouvez choisir d’afficher sur le mémorial d’un proche : Association Prévention Routière et Victimes & Citoyens.
> Avec Paradis Blanc, affichez votre soutien à des associations caritatives
Il n’existe rien de plus dévastateur dans la vie d’un parent que la mort de son enfant. Quel que soit l’âge de votre enfant, quelle que soit la cause de sa mort, cela semble injuste, même irréel. C’est un bouleversement violent du cycle naturel de la vie. En effet, les parents ne devraient jamais voir leur enfant disparaitre avant eux. Aucun être humain n’est supposé mourir durant son enfance. Tous les parents souhaitent voir leurs enfants grandir et devenir des adultes épanouis. C’est l’ordre naturel des choses. Pour une mère, pour un père, perdre un enfant, c’est perdre une part de soi.

Dans le cas de la perte d’un enfant, le deuil est différent. Il est généralement plus long et plus intense.
Traverser le deuil de son enfant est une épreuve inacceptable. Comment continuer à vivre, à avancer, à aimer quand on traverse une expérience si difficile ?
Traverser le deuil d’un enfant
Les spécialistes du deuil identifient des caractéristiques communes chez les parents qui vivent la perte de leur enfant : le sentiment que la souffrance sera présente à jamais, une totale désorientation dans la vie quotidienne et une conviction profonde qu’il est nécessaire de préserver cet état de deuil afin de ne pas oublier l’enfant disparu.
Les manifestations sont très similaires à celles des autres formes de deuil, mais elles sont généralement d’une intensité plus forte. Elles sont physiques, émotionnelles et sociales. Beaucoup de parents ont des difficultés à dormir, à manger, ce qui peut les conduire à l’épuisement. Ils se sentent dépassés, déprimés ; beaucoup se sentent démunis, abandonnés face à ce drame qui les touche. Le choc est tellement grand, et la douleur tellement intense, qu’ils ne savent pas comment réagir. Ce sont des sentiments normaux, qui font partie intégrante du processus de deuil.
Bien qu’il y ait des manifestations communes, les parents en deuil expriment leur chagrin de manière unique. Il n’y a pas de règles générales, pas de calendriers. Nous sommes tous uniques et notre rapport à la mort diffère en conséquence.

Pour une mère et un père, faire son travail de deuil est une longue épreuve. Les étapes qui la composent doivent permettre d’exprimer les sentiments face à la mort de son enfant, pour un jour arriver à apprendre à vivre sans lui, tout en y pensant et en l’intégrant autrement dans la vie de famille.
Même s’il n’y a aucune recette miracle, voici quelques conseils qui pourront peut-être vous aider dans votre travail de deuil :
• Autorisez-vous à être en colère, vulnérable et désorienté. Quoi de plus normal face à une si terrible épreuve ?
• N’hésitez pas à parler de votre enfant disparu, de vos souvenirs, de vos regrets à vos proches. Pour avancer, il est nécessaire d’intégrer son enfant dans sa vie, même s’il n’est plus directement là.
• Exprimer vos sentiments à travers un journal, un blog, ou à travers des activités créatives telles que la musique.
• N’ayez pas honte de vous reposer sur ceux qui vous aiment et vous soutiennent.
• N’écartez pas la possibilité de vous faire aider par des personnes extérieures. Il existe de nombreux thérapeutes, associations, groupes de paroles qui peuvent vous aider dans votre deuil.
• N’oubliez pas que vous étiez une bonne mère, un bon père pour votre enfant, et que vous n’êtes pas responsables de sa disparition. De plus, si vous avez d’autres enfants, vous ne souhaitez certainement pas accroître leur mal-être inévitable.
• Accordez-vous le droit de continuer à vivre et d’éprouver à nouveau du plaisir dans votre vie. L’amour de votre enfant transcende sa mort. Vous n’avez pas à vous punir. Ce n’est pas ce que votre enfant aurait voulu.
Les différences entre la mère et le père
Le deuil de chacun est intimement lié à la relation unique et différente que l’on entretenait avec son enfant. Entre un papa et une maman, on constate habituellement les différences suivantes : la femme a plus de facilité à exprimer sa tristesse, alors que l’homme a plus de facilité à exprimer sa colère. La femme se permet plus d’extérioriser ses émotions, d’aller chercher de l’aide ou de se confier à ses amies. Les hommes ont davantage de difficultés à vivre leurs émotions et à solliciter de l’aide dans leur entourage. Bien sûr, cela peut parfois être moins caricatural.
Aides et ressources
Pour aller plus loin, nous vous recommandons la lecture des articles « Vivre le deuil » du blog, et en particulier les articles suivants :
- Ressources et aides pour traverser un deuil
- 7 idées reçues sur le deuil
- La 1ère étape du deuil : le choc et le déni
- La 2ème étape du deuil : la colère
- La 3ème étape du deuil : le marchandage
- La 4ème étape du deuil : la dépression
- La 5ème étape du deuil : l’acceptation et la reconstruction






